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Wǔtáishān 五台山, le quatrième lieu de pélérinage Bouddhiste en Chine
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Les Pyrénées en Chine!

Le site de Wǔtáishān, le mont aux Cinq Terrasses (altitude 3058 m.), avec une circonférence de 250 km, s’étend sur 2837 km2. Le paysage y est magnifique: des sommets périlleux, des pins et des cyprès élancés et la mer des nuages qui couvre les hautes montagnes où sont nichés de beaux et vastes monastères. Du fait de son environnement écologique particulier, le mont aux Cinq Terrasses est un espace naturel riche en plantes et en animaux. Des spécialistes y ont dénombré 595 espèces végétales, dont la trolle de Chine et une espèce d'azalée unique au monde. De nombreuses espèces d'animaux et d'oiseaux y vivent, dont l'aigle royal qui bénéficie d’une protection prioritaire. On y a aussi découvert une vingtaine de nouvelles espèces d'insectes.

Un haut-lieux du Bouddhisme

Wǔtáishān est l'un des haut-lieux bouddhiques de Chine. C’est même l'un des cinq hauts-lieux du bouddhisme dans le monde et le premier des quatre monts sacrés du bouddhisme de Chine. Les quatre célèbres montagnes bouddhiques de Chine sont le Mont Wǔtái, les montagnes Eméi au Sìchuān, Jiǔhuá dans l’Ānhuǐ, et Pǔtúo au Zhèjiāng.

Le Wǔtáishān s'est fait remarquer dans le monde par la coexistence du bouddhisme Hàn et du bouddhisme tibétain, et d'une vingtaine de sectes de diverses religions. L'architecture bouddhique y est splendide, et les expressions de la culture bouddhique comme les statuaires, les fresques, les sculptures sur briques, les bois et pierres, les soutra, la calligraphie, les phrases parallèles et les tablettes y abondent. On peut aussi y écouter aussi la musique sanskrite unique au monde. Durant plusieurs siècles, une vingtaine de grands maîtres bouddhistes y ont vécu et ont apporté leur contribution au patrimoine culturel de ce haut-lieu bouddhique.

Une pierre magique qui transforma l'endroit...

Selon la légende, le Mont Wǔtáii servait aux Taoistes et aux bouddhistes de centre du Bodhisattva Wénshū, un disciple de Sakyamuni. L’anniversaire du Bodhisattva Wénshū a lieu le 14 juin selon le calendrier grégorien. D’après une légende, le Mont Wǔtái s’appellait jadis le Mont Wǔfēng (cinq pics). Le climat y était très rude. L’hiver, il y fait très froid. Au printemps, le vent très fort provoque des tempêtes de sable. L’été, il y règne une chaleur torride. Les paysans ne pouvaient pas cultiver la terre. Par harsard, Bodhisattva Wénshū y est venu prêcher le bouddhisme. Il assista aux souffrances de la population et décida donc de transformer le climat de cette région. Il su que le Roi des dragons de la mer de l’Est possédait une pierre appelée « Pierre de repos du dragon » pouvant changer un climat sec en un climat humide. Il s’est alors habillé en moine et s’est rendu chez le roi des dragons pour emprunter la fameuse pierre. Arrivant à la mer de l’Est, Bodhisattva Wénshū vu une grosse pierre devant le Palais du dragon. Même à une distance éloignée de la pierre, il senti déjà un air frais lui courir sur le visage. Il demanda au Roi s’il pouvait emprunter cette pierre. Mais le Roi lui répondit qu’il pouvait tout lui prêter sauf cette pierre. Parce que les fils du dragon ont mis des centaines d’années à extraire cette pierre du fond de la mer. C’est d’ailleurs pourquoi elle recèle cette fraîcheur extraordinaire. Chaque jour, les fils du dragon suaient à grosses gouttes après le travail, et ils se reposaient sur cette pierre magique pour s’apaiser l’esprit. Si je te la donne, les fils du dragon n’auront plus d’endroit pour se reposer, expliqua le Roi. Mais il ne voulait pas vraiment repousser la demande de Bodhisattva Wénshū. Il pensa en outre que ce vieux moine ne pouvait transporter seul cette pierre. Mais il lui dit que s’il pouvait la transporter tout seul, il pourrait l’emporter. Bodhisattva Wénshū remercia alors le Roi et se diriga vers la pierre en faisant des incantations. Immédiatement, la taille de la pierre magique diminua. Il l’a mise dans sa manche et partit en flottant sur les nuages. A son retour au mont Wǔfēng, la chaleur était, comme toujours, torride, et les gens en souffraient. Mais le miracle eut lieu quand Bodhisattva Wénshū placa la pierre magique dans l'une des vallées. Le mont Wǔfēng se transforma immédiatement en pâturage d’une fraîcheur extraordinaire. Depuis, cette vallée a été baptisée « le Mont Qīng Liáng ( fraîcheur) ». Le Mont Wǔtái est aussi appeléle mont Qīng Liáng. Le Mont Wǔtái bénéficie en effet en été de températures fraîches, d’une végétation luxuriante, et d’un air humide.

Un village inaccessible l'hiver

Actuellement, on dénombre 47 temples épargnés par la Révolution Culturelle, sur les 122 qui existaient en 1956 et de nombreux moines et nonnes y accueillent les fidèles de tous horizons. Pélerins et touristes s’y rendent en masse pour se prosterner devant l’image du Bouddha.

Au coeur du Wǔtáishān, le village monastique de Táihuái, que l'on atteint par des routes sinueuses, à travers montagnes et vallées voilées de brume, est une agglomération d'une quinzaine de temples et de monastères aux toitures traditionnelles, dominée par la gigantesque masse blanche du dagoba de style népalais, haut de 50 mètres, du temple de Tǎyuàn 塔院 où sont conservés les Soutra. Des ruelles pavées de gros galets et des escaliers desservent les temples autour desquels les bonzes et les bonzesses ainsi que les fidèles venus en pèlerinage, se recueillent en prière. Les têtes rasées et les tuniques rouge-orange, rangées en file indienne, enveloppées de vapeurs d'encens offrent un spectacle émouvant. Au sommet d'un pic accessible par un long escalier de pierres, s'élève le monastère Púsàdǐng Sì 菩萨顶寺. Juste en dessous, le monastère Xiǎntōng Sì 显通寺 revendique le statut de sanctuaire le plus ancien de Wǔtáishān.

Situés à une dizaine de km du village de Táihuái, par une route escarpée et de toute beauté, reposent 2 autres monastères encore en activité, celui de la source au dragon, Lóngquán Sì 龙泉寺 puis celui du pavillon d'or, Jīngé Sì 金阁寺.

Au sud-ouest de Wǔtáishān, adossé sur un flanc de montagne, s'élève le monastère de la lumière du Bouddha, FóGuāng Sì 佛光寺.