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Le village de Hóngkēng 洪坑, 22 générations d'un même clan
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Traversé par une rivière, le petit village de Hóngkēng (Hongkeng, "vaste fossé") est un condensé de l'extraordinaire diversité des structures adoptées pour construire les forteresses d'argile.

Comme dans la majorité des établissements Hakkas, un clan unique, celui des Lìn 蔺, habite ses Tǔ Lóu, et entretient le culte de 22 générations d'ancêtres, dans un temple rebâti à l'orée des jardins potagers et des rizières. Lors de la fête annuelle du Printemps, chaque famille rémunère son desservant (Prêtre qui dessert un temple) d'un sac de riz.

A l'entrée du village, le Zhencheng Lou, Zhèn Chéng Lóu 振成楼 est une forteresse dont la construction, réalisée entre 1919 et 1924, coûta 50 000 taels d'argent (évaluation en euros, en corrigeant de la valeur du pouvoir d'achat : de 3 a 20 millions d'euros!).

Le tael peut se référer à différentes mesures de poids de l'Extrême-Orient. Cependant, ce terme désigne le plus souvent le tael chinois (两, en pinyin liǎng), qui faisait partie du système de mesure et de monnaie chinois. Selon la région ou le type de commerce, l'unité de poids servant de référence pour mesurer le tael pouvait varier. En général, le tael d'argent pesait aux alentours de 40 grammes. La mesure officielle la plus courante était le tael Kùpíng (庫平 « référence du Trésor », qui pesait 37 grammes. Une mesure d'usage commercial courant, le tael Cáopíng (漕平, « référence pour la navigation sur le Canal ») pesait 36,7 grammes, d'un argent légèrement moins pur.

 

Vue de l'extérieur, elle affecte un plan parfaitement circulaire. L'organisation de l'intérieur est régie par une maçonnerie centrale en octogone, qui subdivise l'espace l'espace en huit cours rayonnantes.

Les Chinois comparent ce plan octogonal au tableau des huit Trigrammes. Deux puits, creusés au Nord et au Sud de l'enceinte, figurent les deux points du Yīn et du Yáng de cette architecture cosmogonique en phase avec les préceptes du Fēng Shuǐ, 风水.

Au coeur de ce dispositif s'élève une scène de théâtre destinée aux représentations données à l'occasion des fêtes annuelles. Au rez-de-chaussée, des quatre niveaux de galeries annulaires, les cuisines sont toujours en service. Les fumées des fourneaux sont évacuées vers le toit grâce à un conduit aménagé dans l'épaisseur de la paroi.

Les chambres au dernier niveau sont spacieuses et ventilées grâce à un système de fenêtres coulissantes, donnant sur la cour intérieure.

Dans le bourg, le Kuiju Lou, Kuí Jù Lóu 奎聚楼 fut construit en 1834 pour un certain Lìn Yánggōng, lauréat de l'academie impériale.

A la différence du plan concentrique, carré ou circulaire, adopté pour la plupart des Tǔ Lóu, il fut conçu comme un petit palais, en une succession de cours et de salles (6000 m2 toujours habité par une vingtaine de familles), conservant quelques beaux décors de bois sculpté.

De l'autre cote de la rivière qu'enjambe un vieux pont en pierre, le Rusheng Lou, Rú Shēng Lóu 如升楼 est un Tǔ Lóu circulaire miniaturisé qui fait face a une construction de type 5 phénix, dans laquelle nous passerons 2 nuits (gîte :changdi inn).