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La Cité interdite, Gù Gōng 故宫
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  • Un palais monumental :

Depuis le début du quinzième siècle, le cœur de Běijing se trouve autour de la Cité interdite. Il s'agit du plus vaste complexe architectural de Chine : une véritable ville dans la Cité impériale, dans laquelle l'Empereur de Chine et son entourage étaient quasiment assignés à résidence, ne sortant de l'enceinte que dans de très rares occasions. Elle couvre 72 ha dont 50 ha de jardins, qui s'étendent sur 960 m de long du nord au sud, et de 750 m de large de l'est à l'ouest, entourée d'une muraille de 10 m de haut, elle-même cernée d'une douve large de 52 mètres.

La cité compte selon la légende, 9 999 pièces (en réalité, 8704, d'après une enquête menée en 1973). Le chiffre de 9 999, s'explique par le fait que selon la traditon, seules leurs divinités avaient le droit de construire un palais comprenant 10 000 pièces. Les hommes, de ce fait, essayaient ainsi de se rapprocher aussi près que possible de leur idéal de perfection. Le nombre 10 000 représente symboliquement « une infinité dénombrable » en Chine.

La construction de la Cité interdite a duré 14 ans et plus d'un million d'ouvriers réduits à l'esclavage y auraient travaillé. Entre 1420 et 1911, un total de 24 empereurs y ont résidé. Avant 1924, année où elle a été ouverte au public, personne d'autre que l'empereur et sa cour n'avait le droit de s'en approcher ni même de la regarder.

La Cité interdite a été inscrite au patrimoine mondial de l'humanité en 1987 par l'UNESCO. C'est la plus grande collection de constructions en bois au monde.

L’architecture a divisé la Cité Interdite en deux parties :

La Cour extérieure (partie sud), constituait la partie officielle de la cité, où le souverain recevait ses ministres et présidait les grandes cérémonies officielles. Elle abrite notamment : la salle de l’Harmonie Suprême (Tài Hé Diàn), la salle de l’Harmonie Parfaite (Zhōng Hé Diàn) et la Salle de l’Harmonie Préservée (Bǎo Hé Diàn).

Elle est parcourue d'ouest en est par une rivière artificielle dénommée jīn Shuǐ Hé (c'est à dire : la « Rivière aux Eaux d'Or ») provennant d'une dérivation des douves et servant aussi bien de décoration que de réservoir d'eau en cas d'incendie. Son rôle à également pour but de servir de dernier rempart symbolique protégeant la Salle de l'Harmonie Suprême.

La cour intérieure (partie nord), formait la partie privée, et servait donc aussi bien de cabinet de travail à l’empereur, que d’appartements à la famille impériale et aux concubines.

  • Construction :

Décidé par l'empereur Yǒnglè 永樂 (dynastie Míng), qui fut aussi à l'initiative de la construction du Temple du Ciel, La construction de la Cité Interdite commença en 1406. Les travaux durèrent 14 années en mobilisant environ 200 000 ouvriers. L’axe principal du nouveau palais est tracé à l’est de l’ancien palais des Yüan, dans l’intention de « tuer » l’ancien emplacement à l’ouest, selon les principes Fēng Shuǐ. De même, la terre issue de l’excavation des douves a été amassée au nord du palais pour créer une colline artificielle, la colline du parc Jǐngshān (surnommée la Colline de Charbon), protégeant le palais de la mauvaise influence du nord.

De son inauguration en 1420 à 1644, quand elle fut envahie par Lĭ Zìchéng qui menait la révolte paysanne, elle fut le siège de la dynastie Míng ; son dernier représentant l’empereur Chóngzhēn se pendit sur la colline Jǐngshān.

La dynastie suivante, les Qīng, s’établit également dans la Cité Interdite, rompant avec la tradition qui voulait qu’une nouvelle dynastie s’installe dans un nouveau palais. En 1860, durant la seconde guerre de l'opium, les forces franco-britanniques envahirent le palais et l’occupèrent jusqu'à la fin du conflit.

Après avoir été la résidence de vingt-quatre empereurs – quatorze de la dynastie Míng et dix de la dynastie Qīng – la Cité Interdite cessa d’être le centre politique de la Chine en 1912 après l’abdication de Pǔyí, le dernier empereur de Chine. Selon un arrangement conclus entre la maison impériale Qīng et le gouvernement de la nouvelle République de Chine, Pǔyí était autorisé, et même de fait obligé, de vivre dans les murs de la Cité Interdite, lui et sa famille gardant l’usage de la « cour intérieure », tandis que la « cour extérieure » revenait aux autorités républicaines qui la transformèrent en musée à partir de 1914.

Pǔyí y résida jusqu’en 1924, quand Féng Yùxíang prit le contrôle de Pékin après son coup d’état. Dénonçant l’accord pris avec la maison impériale, Feng expulsa Pǔyí.

Ayant été le séjour des empereurs durant plus de cinq siècles, la Cité Interdite regorgeait de trésors inestimables et de pièces d’une grande rareté. Cette collection fut cataloguée et montrée au public au sein de musées. Cependant, à la suite de l’invasion de la Chine par le Japon, la sécurité de ces trésors nationaux a été compromise, et ils furent évacués hors de la Cité Interdite. Après avoir été déplacés de place en place sur le territoire chinois pendant plusieurs années, Tchang Kaï-chek décida en 1947 de transférer à Táiwān un grand nombre de ces objets provenant de la Cité Interdite ainsi que du Musée National de Nánjīng. Ces trésors ont formé le cœur du Musée national du palais à Táiběi (Taipei). La nécessité de ce transfert fut très controversé durant cette période de guerre civile, mais aura peut-être permis de sauvegarder une partie du patrimoine national lors de la Révolution culturelle qui sera déclenchée en 1966.