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Notre voyage en Birmanie (Myanmar)
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Samedi 29 Janvier 2011 :

Premières impressions sur la Birmanie depuis la terrasse de notre chambre qui domine Rangoon et la Pagode Shwedagon : La ville est verdoyante et peu de bâtiments émergent de la végétation luxuriante. Une atmosphère paisible se dégage des lieux. Le contraste avec Shànghǎi est saisissant.
Notre chauffeur nous attend et nous accueille d’un grand sourire généreux et d’une franche et longue poignée de mains. Des gens souriants, c’est bien le trait principal des Birmans et cela se confirmera tout au long de notre voyage. Après une halte à l’agence Gulliver, tenu par un Français très sympathique, marié avec une Birmane et musicien à ses heures (il fait régulièrement les premières parties des concerts du Johnny local), nous partons à la visite de nos premiers temples.


Nous commencerons par Maha Pasan Guha. Cette grande grotte (139 m sur 113m), totalement artificielle, accueillit le sixième synode bouddhiste qui célébra le 2500 ieme anniversaire de l’illumination de Bouddha.


Situé à côté, la Pagode Kaba Aye (Pagode de la Paix Mondiale), fut construite en 1952 pour le sixième synode Bouddhiste, qui se déroula entre 1954 et 1956.

 


Nous terminerons notre matinée « bouddhique » par la visite de la Pagode Chauk Htat Gyi, où un Bouddha couché impressionnant repose sous couvert d’un bâtiment ressemblant plus à un bâtiment industriel (poutrelles métalliques et toitures en tôles ondulées) qu’à un temple !

Les visites donnent faim ! Qui plus est, sans argent, impossible de se nourrir. Il est donc temps de nous rendre dans l’immense marché Bogyoke où il suffit de déambuler pour se voir discrètement proposer du change au marché noir. Vérifier chaque billet recto verso et compter la liasse 2 fois est une règle frappée au coin du bon sens ! Là encore, la transaction se fera avec le sourire et notre interlocuteur nous guidera même jusqu'à la partie du marché où tous les petits restaurants se sont regroupés. Petite table métallique, chaises en plastique, un simple petit ventilateur pour nous rafraîchir, nourriture simple, et forcément bon marché ! Durant tout le repas, nous nous amuserons des stratagèmes des rabatteuses qui attirent le chaland vers leur petite échoppe : certaines ont choisi d’être 3 ou 4 et appellent les clients tout en les encerclant pour les guider tel un troupeau vers les tables vides. D’autres, utilisent leurs éventails, bras tendu vers le haut, pour attirer l’attention des visiteurs, tandis que d’autres vont utiliser plus de douceur et tapoter la chaise pour guider le client. Ce qui est le plus amusant, c’est de voir le regard noir que se lancent les rabatteuses lorsqu’elles ont perdu la bataille et de constater que 2 minutes plus tard, elles ne vont pas hésiter à s’entraider en s’échangeant des coupures, par exemple. Si la vie est dure, une nouvelle fois, le sourire revient vite…

Une fois repris des forces, nous voici à l’attaque du marche, à la recherche de bricoles en guise de souvenir de voyage… Au bout de 2 heures, nous aurons 2 peintures et un bracelet dans notre besace. Maigre moisson pour Channary et les filles plutôt habituées à dévaliser les marchés d’Asie !


Il est à nouveau temps de faire une halte, histoire d’épancher notre soif immense… Négocier, ça assèche le gosier, mine de rien !

Petit détour par le bord du fleuve où une armée d’une centaine de porteurs transportent sur leurs épaules des sacs de riz de 25kg depuis une barge amarrée tout au bout d’une jetée jusqu’aux différents camions des grossistes. Chaque porteur jette à terre une baguette de couleur propre à chaque camion. Au même moment, le grossiste plante un pic dans le sac pour vérifier qu’il en sort bien du riz. Ainsi se fait le contrôle des quantités et de la qualité : Simple et efficace. Les porteurs grimpent alors sur une fine planche de bois pour atteindre le camion et y déverser leur chargement. Ces ouvriers doivent être très certainement des tacherons payés au nombre de rotation, car certains, plus en forme que d’autres, regagnent la barge en courant, sous un soleil de plomb, pour gagner plus. Beaucoup de ces ouvriers me semblent être du Bengladesh ou même de l’Inde.

La pagode Shwedagon

Dernière étape de la journée et non la moindre : la Pagode Shwedagon, véritable joyaux de Rangoon.

Une fois le soleil couchée, nous irons dîner. Le chauffeur nous ayant laissé, comme convenu, il va nous falloir trouver le moyen de rentrer à l'hôtel. Quelle ne fut pas notre surprise de constater qu'il n'y a aucun problème pour négocier un taxi pour 7 personnes alors que la voiture ne compte que 4 places, en plus de celle du chauffeur. Je serai tout de même bien content d'arriver à destination pour y déplier mes jambes...

Dimanche 30 Janvier 2011 :

Réveil à 3h30 du matin car nous avons un avion à prendre. Mais avant, nous aurons le plaisir (ou l’inconscience !) de parcourir Rangoon dans 2 taxis complètement déglengés mais dont les chauffeurs s’imaginent être les fangios de la route. Virage en dérive, slaloms tant a gauche, tantôt a droite pour doubler tout véhicule gênant, voire course a contre sens, bref, nous n’arriverons pas en retard à l’aéroport !
Mais l’enregistrement ne fut pas non plus des plus ordinaires ! Cela ressemble aux pratiques que nous avions il y a peut-être 50 ans a l’Ouest : aucun contrôle des passeports, aucun problème pour embarquer avec des liquides en cabine, aucun ordinateur au comptoir d’enregistrement, aucun code barre sur les bagages qui sont d’ailleurs pousses par des porteurs (aucun tapis…), bref, tout pour nous donner confiance avant d’embarquer…

Finalement, une bonne surprise nous attend : un ATR72 flambant neuf ! Nous effectuerons le vol dans des sièges en cuir avec un service à la hauteur. Par les hublots, nous pourrons constater la quasi-absence de routes et nous serons surpris par la très faible densité des villages. Il existe encore, c’est sur, des zones en Birmanie quasiment vierge de tout contact avec des étrangers.

Petit à petit, les montagnes s’estompent et font place à une plaine semi-aride. C’est une surprise car nous nous attendions, pays de mousson oblige, à une zone tropicale et humide ou jungle et rizières règnent sur la nature.
Avant même d’atteindre le site de Bagan, l’étonnante densité de pagodes, aussi petites soient-elles, confirmera la profonde croyance des Birmans dans le Bouddhisme.

Nous nous posons après un vol d’1h30. L’anarchie la plus totale règne sur le tarmac où les passagers embarquant croisent ceux qui débarquent tandis que des chariots de bagages attendent, poses en vrac. Après être acquittés des 10$ / personne d’accès au site de Bagan, et avoir récupèrés nos valises dans un gigantesque capharnaüm, nous partons à la recherche d’un véhicule pour nous amener à l’hôtel. Après avoir refusé de prendre 2 taxis, nous finissons pour trouver un minibus pouvant accueillir 7 personnes pour le même prix qu’un simple taxi  (7000 Kyats)!

En route, nous croisons les premiers temples qui constituent la magie du site.

Fondée en 849 par la réunion de 19 villages, Bagan est l'ancienne capitale du royaume de Pagan, détruit par les mongols en 1287. Des centaines de pagodes et stûpas de brique stuquée, tous construits sur une période de 200 ans uniquement, s'étendent à perte de vue dans la plaine, sur la rive orientale de l'Irrawaddy. Ce site d'ampleur comparable à Angkor a été plusieurs fois dévasté par des tremblements de terre.

À l'époque de sa splendeur (1044-1287), la capitale du premier empire birman comptait au moins un demi-million d'habitants, de religion bouddhiste. Toutes les constructions civiles, qui étaient en bois, ont disparu. Mais Bagan a laissé, au bord de l'Irrawaddy, un site archéologique extraordinaire.

Arrivès à hôtel, nous négocions avec notre chauffeur un package pour une journée complète de visite le lendemain plus le transfert a l’aéroport le surlendemain. Il nous faut maintenant organiser notre programme du jour. Nous hésitons entre pédaler sous le cagnard sur des pistes sablonneuses ou se promener en calèche… Devinez ce que nous choisirons ! Et contrairement à ce que nous dira hôtel, nous réussirons à négocier jusqu'à 4 personnes par calèche alors que la limite était initialement fixée à 2. Certes la carriole avait un peu tendance à pencher vers l’arrière et notre allure à être des plus lentes… Le cheval doit encore se souvenir de notre passage…

Temple Thatbyinyu

Nous voici donc partis à la découverte de Bagan. Nous visiterons plusieurs petits temples, avant d'atteindre le temple Thatbyinnyu, le temple le plus élevé de Bagan.

A 11h00, pause déjeuner. Nous suivons les recommandations de hôtel et nous arrêtons dans le vieux bagan où une immense varangue fait office de grande salle à manger. Ici, menu unique. En quelques minutes, la table disparaît sous une nuée de petits plats. En un seul repas, nous avons l’impression de goûter toute la cuisine Birmane ! Curry de poissons, curry de moutons, curry de bœufs, curry de porcs… Il semble que la cuisine Birmane se résume à ce seul choix. Ce n’est pas mauvais, mais plutôt huileux et beaucoup moins savoureux que la cuisine Thaïlandaise, Vietnamienne ou même Cambodgienne. Il est étonnant de constater tant de différences dans les habitudes culinaires en passant simplement une frontière… En y réfléchissant bien, nous avons le même exemple juste en passant le Channel entre la France et l’Angleterre !

Une fois le repas terminé, nous irons visiter le temple d'Ananda, l'un des plus beaux de Bagan.

A la sortie du marche jouxtant le temple d’Ananda, nous croiserons plusieurs familles de nomades, se déplaçant en carriole tirée par des zébus. Une simple structure de fines tiges de bois, en forme de demi-tonneau, recouverte de tissus et ne dépassant pas les 1,2m de hauteur, leur fait office de maison. En quelques minutes à peine, ils sont capables de démonter leur campement, d’embarquer leurs ustensiles de cuisine qui semblent être leur seule possession matérielle, et voici toute la famille (au moins 3 générations) repartit vers d’autres lieux, suivis généralement d’un petit troupeau de chèvres et moutons.

Durant la ballade, nous croiserons des femmes en train de réparer l’une des 2 seules routes bitumées de Bagan. Aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est avec les mains qu’elles étalent le goudron pour boucher les trous…

Parmi les nombreux temples et autres pagodes que nous visiterons dans l'après-midi, la pagode Mahabodhi est particulièrement intéressante car unique en Birmanie par son architecture.

 

En fin d’après-midi, nous ramènerons les filles, fatiguées, à hôtel et pendant qu’elles profiteront de la piscine, nous irons voir le coucher de soleil au bord du fleuve, sur le site du stûpa Lawkananda.

En rentrant, nous ferons un détour par un petit restaurant où Channary aura la bonne idée de négocier le fait qu’ils viennent nous chercher et ramener en voiture (7 clients, c’est toujours bon à prendre !). Les filles auront donc la joie de monter à bord du plateau arrière de la vieille Toyota (les Japonaises ont quasiment le monopole du marché).

Lundi 31 Janvier 2011 :

Notre chauffeur est bien là. Nous voici donc partis en direction du village (presque la ville ici !) Nyaung-oo pour visiter le marché. Il y a certes des touristes, mais cela mérite tout de même le détour ! Les filles feront des emplettes, tandis que je passerai mon temps à faire des photos. Ce qui m’amusera le plus dans ce marché, c’est de voir des moines en train de fumer le cigare tout en faisant des courses dans les boutiques de souvenir pour touristes…

Après le marché, retour sur un grand classique de Bagan : visite de la pagode Shwezigon.

Nous visiterons ensuite le temple d'Htilominlo.

Mais la visite n'est pas terminée. Nous voici maintenant à l'attaque du temple Sulamani, aux fresques intérieures remarquablement conservée.

Nous partons maintenant à la découverte de l'un des monuments que j'ai particulièrement apprécié à Bagan. Il s'agit de la pagode Dhammayanzika, à voir en fin d'après-midi pour sa mise en lumière par le soleil couchant.

Nous terminerons en beauté notre visite de Bagan par le coucher de soleil depuis le temple Gawdawpalin.

Les filles auront été très patientes durant cette journée. Autant de monuments visités en si peu de temps. Nous leur offrirons un spectacle de marionnettes pour les récompenser. Au retour vers l'hôtel, nous irons le plaisir d'admirer les pagodes illuminées dans la nuit. Bagan est vraiment magique!

Mardi 1 Février 2011 :

Nous devons arriver à l'aéroport 1h30 avant le décollage. Cela nous donnera l’occasion de parcourir une dernière fois le site de Bagan au lever de soleil, sous une lumière fantastique.
Si l’embarquement à Rangoon nous avait paru fantasque, celui de Bagan n’a vraiment rien n’a lui envié… Nous comprenons également pourquoi notre chauffeur nous avait conseillé d’arriver bien en avance. Notre avion décollera 15mn avant l’heure prévue…

45 mn de vols seront nécessaires pour atteindre Heho. Situé sur un plateau à 1100 m d’altitude, la température est plutôt frisquette le matin. Chanceux, c’est jour de marché aujourd’hui. Nous nous arrêtons donc. Ici, pas de touristes. C’est le lieu de rendez-vous de tous les gens vivant aux alentours. Paysans, femmes en costume traditionnel, vieux pépés ou vieilles mémés fumant le cigare, cela nous rappelle les marchés que nous avions connus dans le Yunnan en Chine en 1993… Et en plus, les gens ont tous le sourire. Même un policier parlant anglais aidera Channary dans sa négociation …

Juste à la sortie d’Heho, le chauffeur nous proposera une visite de fabrique de parapluies en papier mâché. Nous pourrons assister à toutes les étapes de fabrication, pour la grande curiosité des filles. Nous en achèterons 2 au prix de 5000 Kyats chaque, sachant que nous trouverons les mêmes un peu plus tard dans une boutique au prix de 3000 Kyats!

Pour atteindre le lac Inle, nous devrons franchir un petit col où nous croiserons un train Birman : 4 wagons sans fenêtre, tirés par une vieille locomotive diesel, visiblement à la peine dans la côte. Cela nous rappelle la description qu’une française croisée à Bagan nous avait faite de son voyage Rangoon – Bagan : les wagons étaient tellement sales que c’était devenu le terrain de jeu des rats. Quant aux toilettes, un simple trou suffit à travers desquels il était presque possible de compter les bastaings tant le train avançait lentement…

Un peu plus loin, nous verrons un autre chantier au bord de la route où femmes comme hommes cassent des rochers pour en faire des petits cailloux, avant de les étaler sur la terre pour constituer la sous-couche… A nouveau, cela nous rappelle des images de notre premier voyage en Chine en 1993 !

Arrivès à Yawnghwe, nous prendrons notre dejeuner (au programme, curry, pour ne pas changer !) avant de passer l’après-midi à bord de 2 barques pour découvrir le fameux lac Inle.

Si durant la journée, la température est très agréable (entre 25 et 30°C), dès la fin d’après-midi, avec la vitesse des barques, les embruns et l’altitude aidant, le froid nous saisit rapidement et les couvertures en laine à disposition sont les bienvenues ! Cela ne nous empêchera pas de savourer pleinement le spectacle du soleil couchant sur le lac avec en toile de fond les embarcations des pêcheurs et au loin les montagnes.

Pour faire plaisir aux filles, nous dînerons dans un restaurant italien tenu par un Birman maniéré, très heureux de nous faire visiter sa cuisine, de nous montrer sa machine à faire les pâtes importée directement de Rome et de nous faire sentir le basilic de son jardin. Décidément, la Birmanie est pleine de surprises et je dois avouer que ses pizzas font parties des meilleures que je n’ai jamais mangées ! Une adresse à conseiller !

Mercredi 2 Février 2011 :

Départ à la fraîche (au sens propre, comme au sens figuré !) pour découvrir une autre partie du lac Inle. Après avoir négocié le prix (14 000 Kyats / bateau pour la journée, il est possible d’obtenir 12 000 Kyats, mais les embarcations nous inspiraient que moyennement…), nous voici à nouveau sur le canal rejoignant le lac. Immédiatement, nous constatons que le moteur n’est pas aussi puissant que ceux de la veille. Il nous faudra compter presque 2 fois plus de temps !

Premier arrêt au marché de Ywama, très touristique et très différent de celui que nous avions visité à Heho.

Le porte-monnaie vide, nous repartirons en direction de l’attraction principale de notre sortie, le monastère In Dein. Pour s’y rendre, nous devrons emprunter un petit canal et franchir 5 petits barrages constitués de poteaux enfoncés dans la vase et retenant une maille de vannerie. Le premier franchissement est plutôt impressionnant car nous cherchons des yeux en vain le passage avant de comprendre que c’est simplement la vitesse qui réussit à lever l’avant de la barque permettant ainsi de passer.

Au retour, c’est visiblement l’heure de la baignade des buffles, j’imagine, en récompense des travaux aux champs réalisés. Nous croiserons également plusieurs jeunes descendant le canal en radeaux de bambous qu’ils seront allés chercher en bordure des cours d’eau pour les ramener certainement vers les villages flottants et leur maisons faites en bambou.

C’est justement dans l’un d’eux que nous arrêterons pour visiter une fabrique de cigares. Ici, les cigares sont vendus 1500 Kyats la dizaine quand nous les avions payés 100 Kyats au marché de Heho !

Dernier arrêt au monastère du chat sautant, intéressant à visiter car réalisé tout en bois, en bordure d’un jardin flottant (culture de tomates et d’haricots notamment).

Les rayons du soleil se font plus rasants, il est temps de rentrer. Après une pause à l’hôtel et l’attente de l’eau chaude, nous choisirons, un peu fatigués, de dîner à proximité.

Si le repas fût très bon (toujours des curry, mais un peu moins huileux que d’habitude), qu'elle ne fût pas notre surprise de constater que notre théière n’était autre qu’un ancien port de vernis « Lacquer Thiner » reconverti ! Mais il est trop tard ! Ce n’est qu’après plusieurs tasses de thé que nous constaterons le pictogramme tête de mort, bien fameux pour indiquer un danger d’empoisonnement !
Heureusement que d’autres touristes sont passés par là avant nous. L’effet s’est dilué thé après thé !

Jeudi 3 Février 2011 :


Nouvel an Chinois en Birmanie !

Il nous faudra 50mn pour rejoindre aéroport d’Heho avec le taxi que nous avions négocié l’avant-veille. Embarquement toujours aussi chaotique, avec en prime, l’absence de détecteur de métaux… Nous sommes donc supposés passer dans une cabine dont l’entrée et la sortie sont fermées par un rideau, un peu à la manière de nos bureaux de vote en France. Là, une personne est censée nous fouiller… Après avoir attendu en vain pendant environ 5s, je décide de franchir le contrôle sans plus attendre !

Enfin assis dans la salle d’attente, face à la piste, nous passons le temps en observant les 3 avions (de la journée !) se poser. Quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’avant de faire le plein en carburant, le pompiste refroidira le train d’atterrissage de notre ATR72 tout d’abord avec sa casquette puis avant une veste… Nous sommes en confiance avant de prendre l’avion…

Finalement, le vol se passera sans encombre. Un mini-bus nous attend et nous prendrons une route défoncée qui longe en grande partie le bord de mer. Nous sommes en pleine nature, et même les resorts que nous passons les uns après les autres ne changent pas l’impression qui émane des lieux : celle d’un endroit perdu et d’un petit coin de paradis. Il faut dire que Ngapali était une zone interdite aux étrangers il y a encore quelques années (difficile de dater exactement la levée de cette restriction, mais notre « Lonely Planet », édition 1993, mentionnait cette interdiction).


Notre hôtel se situe tout au bout de la route, qui se transforme après en une piste caillouteuse. Notre avons vu sur la mer, couleur azur, et si le sable n’est pas d’un blanc « calédonien », la plage n’en est pas moins magnifique. Nous ne résisterons pas longtemps à la tentation de la baignade. Eau chaude au rendez-vous et personne dans l’eau : la plage est pour nous ! (notre hôtel ne compte que 27 chambres).


Nous irons ensuite manger en bordure de mer : Langouste, Steak de Thon, Gambas, et cocktails (1000 kyats, soit moins d’un euro par verre…). Bref, tout s’annonce pour le mieux. Si ce n’est que l’alcool, un repas bien garni et la chaleur vont m’assommer. Ce sera la sieste au lieu d’une seconde baignade initialement prévue…


2h00 plus tard, c’est à nouveau l’heure de manger, dîner oblige ! D’autant plus que nous avons réservé une table sur un îlot rocheux aménagé en restaurant de plein air.

Coucher de soleil magnifique sur les ballets des bateaux partis pécher pour la nuit. Nous en compterons une quarantaine à l’horizon, facilement identifiables par les ampoules dont ils se parent pour attirer le poisson.

Vendredi 4 Février 2011 :

Je me lève de très bonheur pour aller à la rencontre des pêcheurs qui rentrent au petit matin après une nuit passée en mer. Le spectacle est tout simplement saisissant : une activité fébrile anime la plage tandis que les hommes déchargent le poisson et que les femmes en négocient la vente. Le poisson est soit directement vendu à des grossistes (généralement, les "gros" poissons), soit mis à sécher sur de longues bâches bleues qui évitent ainsi le contact avec le sable.

Je reviendrai en soirée pour assister à une activité tout aussi fébrile, celle des femmes regroupant le poisson déjà séché dans des sacs pour ensuite le vendre et celle des hommes préparant leur bateau pour recommencer une nuit de pêche.

Tel est le cycle interminable de ce petit village de pêcheur.