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La dynastie des Zhōu de l'ouest, xī zhōu cháo 西周朝, (1027-221 av. J.-C.)

 

La capitale des Zhōu fut d’abord Hao (près de l’actuelle Xi'an), puis Luoyi, sur le fleuve Lo (près de l’actuelle Luòyáng). Fondée par Wŭ Wáng, roi d’un clan semi-nomade du Nord-Ouest, la dynastie Zhōu succéda à la dynastie Shang, qu’elle renversa.

Issus d’une région propice à l’élevage du cheval, excellents guerriers, ayant su développer l’usage du char, les membres de la nouvelle dynastie conservèrent les acquis des Shang (artisanat, art, religion) et étendirent la civilisation chinoise du bronze à toute la Chine du Nord et dans la vallée du Yángzǐ Jiāng.

La société Zhōu était organisée autour de la production agricole. Les terres étaient divisées en étendues carrées strictement délimitées, chacune d’entre elles étant à son tour divisées en neuf parcelles carrées formant une grille équilatérale. Les huit parcelles extérieures étaient attribuées à huit familles paysannes, qui unissaient leurs efforts et leurs ressources pour cultiver la parcelle centrale au profit de la classe dirigeante. La réelle étendue de ce système de distribution des terres est incertaine mais les dynasties suivantes le considérèrent comme la façon la plus efficace de partager la terre.

La pratique religieuse correspondait à la hiérarchie sociale. Les Zhōu croyaient, selon la religion chinoise, que le Ciel accordait le droit de gouverner (« mandat du Ciel »), ce qui légitimait l’autorité politique des rois. Les rois Zhōu se pliaient à un principe divin, le Shang Di, ou « Dominateur Suprême », au culte du Shang, appelé aujourd’hui Tian (« Ciel »), et au culte des ancêtres. Les seigneurs des États rendaient hommage à la nature locale et à des divinités agraires, ainsi qu’à leurs ancêtres. Les familles offraient à leurs ancêtres des sacrifices, supposés protéger des malheurs et des calamités.

 

L’immensité de ce territoire et l’état primitif des communications terrestres interdisant aux Zhōu d’y exercer partout un contrôle direct, ils déléguèrent leur pouvoir à des vassaux, chacun d’entre eux gouvernant en général une ville fortifiée et des territoires y attenant. La hiérarchie de ces États féodaux était dominée par un seigneur, dont le titre était héréditaire ; venait ensuite une classe de soldats, à la charge également héréditaire. Enfin, au bas de l’échelle sociale, se tenaient les paysans et les domestiques.

Au fil du temps, ces États vassaux gagnèrent en autonomie et finirent par supplanter l’autorité du royaume. Le règne de la dynastie Zhōu marque la fin de la période dite des « Royaumes combattants ». L'instauration de vassalités nombreuses en constante rivalité explique pour une large part la structure féodale de la Chine de cette époque marquée par des invasions et des guerres incessantes. Réduite à l'exercice d'un pouvoir purement symbolique, cette dynastie impériale est défaite par les Qin qui, forts de leur supériorité militaire, sont à l'origine de l'unité de l'empire.

Chronologie des Dynasties Chinoises